Les
travaux de cette assemblée générale ont également permis aux membres d’examiner
et d’adopter les rapports d’activités et financier, couvrant la période
2024-2026, ainsi que le rapport du commissaire aux comptes. Seul candidat en
lice, Youssouf Keïta a été élu par consensus à la tête de l’organisation
professionnelle.
Dans son
discours après son élection, le nouveau président a placé son mandat sous le
signe de la valorisation et de la modernisation de la profession. Sa
candidature, a-t-il expliqué, répond à une ambition : faire en sorte que
les conseils fiscaux soient davantage respectés, mieux organisés, mieux représentés
et pleinement reconnus comme des acteurs majeurs du développement économique et
fiscal du Mali. « Je serai le président de tous les conseils fiscaux, sans
distinction. Je veux une présidence à l’écoute, accessible, transparente et
proche des confrères », a-t-il déclaré.
Pour lui,
l’unité constitue une condition essentielle à l’évolution de la profession.
«Notre profession ne pourra progresser que si nous sommes capables de parler
d’une seule voix sur les grandes questions qui concernent notre avenir», a-t-il
insisté.
Parmi les
priorités annoncées, figurent la défense des intérêts de la profession et le
respect des textes qui encadrent l’exercice du métier. Youssouf Keïta entend
également renforcer la collaboration avec le ministère chargé des Finances, la
Direction générale des impôts et les autres structures intervenant dans le
domaine fiscal.
Le nouveau
bureau ambitionne aussi de moderniser le fonctionnement interne de l’Ordre.
Cela passe notamment par une meilleure gestion administrative, un suivi plus
efficace des dossiers des membres et le développement d’outils numériques
adaptés. « La modernisation de l’Ordre n’est plus une option, elle est une
nécessité », a-t-il affirmé.
Autre
chantier annoncé : la formation continue des professionnels. Face aux
mutations de l’environnement fiscal, à la digitalisation de l’économie, aux
enjeux liés à la fiscalité internationale, au secteur minier et aux
investissements étrangers, le président de l’OCFM estime indispensable
d’adapter constamment les compétences des conseils fiscaux. Des séminaires
techniques, des formations spécialisées et des cadres d’échanges figurent ainsi
parmi les actions envisagées.
La
promotion de la déontologie, de l’intégrité, de la compétence et de
l’indépendance professionnelle occupe également une place centrale dans sa
feuille de route. Youssouf Keïta souhaite, par ailleurs, renforcer la
participation de l’Ordre aux réflexions nationales sur les questions fiscales
et économiques. «Notre mandat ne doit pas être celui d’une personne. Il doit
être le mandat de toute une profession», a-t-il déclaré, promettant de
travailler avec détermination pour défendre l’intérêt collectif.
À
l’ouverture des travaux, le représentant du ministre d’État, ministre de
l’Économie et des Finances, Idrissa Mahamar Haïdara, a rappelé l’importance du
rôle des conseils fiscaux dans la relation entre l’État, les entreprises et les
citoyens. Selon lui, dans un contexte où la fiscalité représente un instrument
essentiel de mobilisation des ressources publiques, l’expertise de ces
professionnels contribue à améliorer la conformité fiscale et à lutter contre
les pratiques qui fragilisent les recettes de l’État. Il a également relevé les
défis auxquels la profession doit faire face, notamment la complexité
croissante des normes fiscales, la transformation numérique des procédures, le
renforcement des capacités et la promotion de l’éthique professionnelle. «
L’État, à travers le ministère de l’Économie et des Finances, reste disposé à
travailler en partenariat avec votre Ordre, afin de promouvoir un environnement
fiscal clair, équitable et favorable à l’investissement », a-t-il assuré.
Pour le représentant du ministre, l’élection du nouveau bureau doit être perçue comme un choix de vision pour accompagner la modernisation du système fiscal, renforcer la bonne gouvernance et améliorer le climat des affaires.
Amadou GUEGUERE
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