La mobilisation a été grande lors de l’ouverture des travaux
Les travaux de la 4ème édition des Journées nationales de la cybersécurité (JNC) ont démarré hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Organisé par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP), l’évènement enregistre la participation des délégations du Burkina Faso et du Niger.
La cérémonie d’ouverture a vu la participation des représentants du Prytanée militaire de Kati, d’experts en cybersécurité et d’étudiants. Elle était présidée par le ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence de son collègue chargé de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye.
La quatrième édition des JNC est placée sous le thème: «Intelligence artificielle et cyberespace : nouveaux défis pour la cybersécurité». Les travaux vont se tenir au CICB et à la Faculté des sciences et techniques (FST). Pour les initiateurs, le choix de ce thème n’est pas le fruit du hasard, mais traduit les bouleversements technologiques qui caractérisent notre époque.
Durant cinq jours, experts, professionnels, institutions et jeunes talents sont appelés à réfléchir aux moyens de bâtir un cyberespace malien plus sûr et plus résilient. Les JNC 2026 entendent surtout favoriser le partage d’expériences, la recherche de solutions concrètes et souveraines aux défis du cyberespace, ainsi que la coopération et la mutualisation des efforts entre les États membres de la Confédération AES dans le domaine de la cybersécurité.
Le premier vice-président de la Faculté des sciences et techniques, Amadou Maïga, a salué cette initiative qui, depuis ses premières éditions, contribue à rechercher des réponses concrètes aux défis du cyberespace malien. Il a également souligné l’importance de la collaboration entre l’AMRTP et la FST. Selon lui, la cybersécurité est une responsabilité partagée. C’est pourquoi il a invité les universités, les entreprises, les autorités et les citoyens à œuvrer ensemble afin que l’innovation progresse dans un environnement sûr et sain.
Le président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sangaré, a rappelé que le numérique occupe désormais une place centrale dans les économies, les administrations et les ambitions collectives. «L’ère numérique n’est plus une simple promesse d’avenir, elle constitue désormais le quotidien de nos économies, le centre de nos administrations et même le véhicule de nos ambitions collectives», a-t-il déclaré.
Abordant le thème de cette édition, le président de l’AMRTP a souligné qu’il ne relevait ni du hasard ni d’un simple exercice académique. Il traduit, selon lui, une urgence stratégique et une exigence de responsabilité face aux opportunités et aux menaces liées à l’évolution des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Il a particulièrement insisté sur les risques liés à l’émergence de l’intelligence artificielle générative et des systèmes d’apprentissage automatique. Parlant de la souveraineté numérique, il a indiqué qu’il «n’est ni de l’autarcie ni un refus d’une interconnexion mondiale. Mais la capacité affirmée d’un État ou d’une communauté d’États à maitriser ses données stratégiques, à sécuriser ses infrastructures critiques et à préserver sa capacité à fixer les règles applicables sur son territoire, afin de garantir la liberté de ses choix politiques, économiques et technologiques».
Pour Saïdou Pona Sangaré, cette souveraineté doit avant tout reposer sur le développement des compétences et des capacités locales. « La souveraineté numérique ne s’achète pas sur les marchés internationaux. Elle se construit dans nos universités, dans nos centres de recherche et dans nos écosystèmes d’innovation », a-t-il souligné.
Pour sa part, le ministre chargé de la Communication a exprimé sa satisfaction quant aux acquis des précédentes éditions, qui ont contribué à renforcer la sensibilisation et les échanges autour de la cybersécurité.
Il a souligné que le numérique est devenu incontournable dans la vie quotidienne et dans le fonctionnement des administrations et des entreprises, notamment à travers les paiements, les services publics, les échanges commerciaux et la circulation de l’information. Cette transformation constitue une opportunité, mais elle expose également les sociétés à de nouveaux risques, notamment les vulnérabilités des systèmes informatiques, la désinformation et les attaques contre les services essentiels.
Alhamdou Ag Ilyène a fait savoir que protéger les infrastructures critiques, notamment dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie, des finances, de la santé et de l’administration, revient à préserver la continuité de l’État et la souveraineté nationale.
Face à ces réalités, le gouvernement de la Transition a fait des choix qu’il qualifie de clairs, avec l’adoption, en avril 2026, de la Stratégie nationale de cybersécurité et de son plan d’action pour la période 2026-2030.
Pour le ministre chargé de la Communication, ce cadre national doit favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs. Dans la même dynamique, il a indiqué que le gouvernement du Mali a adopté, en juillet 2026, des textes portant création d’une Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
Cette structure a pour mission de prévenir les incidents, de donner l’alerte, de coordonner les réponses techniques et de contribuer à la protection des infrastructures et des services critiques, en complémentarité avec les structures judiciaires chargées des enquêtes et des poursuites. Des initiatives qui s’inscrivent dans la vision Mali-Tassira, a précisé Alhamdou Ag Ilyène.
Les États membres de l’AES étant confrontés à des menaces communes, il a souligné la nécessité de la coopération et la mutualisation des efforts apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la sécurité numérique.
Pendant cinq jours, la Faculté des sciences et techniques accueille les travaux des JNC à travers des formations pratiques, des compétitions et des espaces d’échanges avec les professionnels. Des activités de sensibilisation sont également prévues à l’intention des lycéens afin de leur transmettre les bons réflexes en matière de sécurité numérique.
Ces initiatives permettront aux administrations, aux entreprises et aux citoyens de mieux comprendre les menaces auxquelles ils sont exposés et les moyens de s’en protéger.
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
Le don de sang est un geste simple, mais vital. C’est le message porté par la section de la Confédération démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), à l’occasion d’une journée de don de sang, organisée hier dans les locaux du Cen.
Ce nouveau service permet aux clients d’obtenir jusqu’à 5.000 Fcfa pour recharger leur compteur prépayé en cas de manque de liquidité.
La banque a remis 20,5 millions de Fcfa de vivres à la Direction du service social des armées au profit des veuves et des orphelins.
Dans la perspective de la nouvelle saison qui démarre ce week-end, le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot), en collaboration avec l’Association de médecine du sport (AMAMES) a organisé hier une session de formation pour les staffs médicaux des Ligues régionales.
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