Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta cette rencontre de trois jours avait pour thème « la place et le rôle du juge constitutionnel dans la refondation de l’Etat».
La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Yaya Gologo, en présence du président de la Cour constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré et celui du Maroc, non moins l’invité d’honneur de la rencontre, Mohamed Amine Benabdallah.
Dans son intervention, le président de la Cour constitutionnelle a souligné que cette rencontre traduit la volonté de son institution de contribuer, par la réflexion scientifique et le dialogue entre les institutions, au renforcement de l’Etat de droit, au respect des principes constitutionnels ainsi qu'à la protection des droits et libertés fondamentaux.
Il a expliqué qu’au cours des travaux plusieurs questions essentielles ont été abordées notamment la place du juge constitutionnel dans le processus de refondation et son rôle de garant de la Constitution, le contrôle de la constitutionalité, la réécriture des textes constitutionnels ainsi que la décolonisation du droit constitutionnel et l’affirmation de l’identité nationale
« Les expériences partagées par les participants de nos pays frères ont permis d’enrichir les débats et de mieux appréhender les défis auxquels nos juridictions sont confrontées », a-t-il indiqué.
De son côté, le ministre de la Refondation de l’Etat a souligné que la refondation de notre pays n’est pas un simple exercice sémantique ni une simple réforme administrative. Elle est plutôt l’expression juridique et politique d’une exigence existentielle. « Il s’agit de bâtir un Etat souverain, protecteur, performant, unitaire et ancré dans ses valeurs, a précisé Yaya Gologo. Garant de la norme supérieure, a-t-il indiqué, le juge constitutionnel n’est pas un frein au changement voulu par le peuple. Il en est le balancier et le gardien.
Pour lui, le juge constitutionnel veille également à ce que l’audace de la transformation ne devienne jamais rupture de la légalité. « L’efficacité de l’action gouvernementale ne s’affranchit jamais de la Constitution. Elle y trouve au contraire sa légitimité ultime et la confiance durable des populations.” a-t-il dit.
La rencontre a été marquée par une motion de remerciement à l’endroit du Président Assimi Goïta pour son « très haut patronage » et son intérêt « constant » porté au renforcement des institutions de la République.
Bembablin DOUMBIA
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