D’entrée de jeu, Anthony Da Silva a tenu à mettre en avant la dynamique collective de son encadrement : «Je ne fais rien tout seul. J'ai la chance d'avoir un staff qui travaille d'arrache-pied pour placer les joueurs dans les meilleures conditions. Que ce soit le staff technique, médical, les intendants ou la communication, c'est ce travail d'ensemble qui permet aux joueurs d'être à l'aise sur le terrain», s’est félicité le technicien portugais. Revenant sur les résultats, le sélectionneur s’est réjoui de l'intégration rapide de ses consignes stratégiques par le groupe. «Nous avons réussi à prendre six points en deux matches de qualification.
Face au Cap-Vert, une équipe de grande valeur qui avait tenu en échec les champions du monde espagnols (0-0) et poussé l'Argentine de Messi dans ses retranchements lors du Mondial, nos joueurs ont su respecter parfaitement le plan de jeu», a-t-il rappelé. Malgré un temps de préparation réduit, le staff a su s'adapter. «J'ai la chance de diriger des joueurs intelligents. Grâce à des vidéos, des présentations et des exercices ciblés, nous leur apportons le maximum d'informations. Sur ces trois rencontres, nous marquons cinq buts et nous en concédons deux, un sur coup franc et un sur penalty. C'est un aspect à améliorer, car je déteste prendre des buts, mais l'équipe a affiché une vraie identité : une formation protagoniste du jeu, agressive à la récupération et résolument tournée vers l'avant. Dès qu'on voit jouer le Mali, on sent son ADN», a affirmé le technicien portugais.
Abordant le piège du déplacement en terre libérienne et le choc face au Maroc, Anthony Da Silva a salué la maturité et la force de caractère de ses hommes. Évoquant le match disputé au Liberia sur un terrain très dangereux pour la santé des athlètes, le sélectionneur a souligné que ses joueurs avaient répondu présent en se comportant comme de «vrais bonhommes» pour assurer l'essentiel. Face au Maroc, 6è nation au classement mondial (avant le classement du mois d’octobre, ndlr), il estime que son équipe n'a pas à rougir de sa prestation après le score de parité (1-1) décroché à l'extérieur : «Je pense même que nous méritions un petit peu plus. Il n'y a plus aucun complexe, ni aucune timidité face à cet adversaire», a-t-il affirmé avec assurance.
Sur le plan de la gestion humaine, le sélectionneur met l'accent sur l'implication de l'ensemble du groupe et la valorisation des jeunes talents. Durant ce rassemblement de 26 joueurs, 25 ont bénéficié de temps de jeu, à l'exception du milieu de terrain Issa Djiguiba. Pour le technicien, cette rotation témoigne d'une dynamique où «tout le monde participe et tout le monde est important». Tout en prônant la rigueur, Anthony Da Silva insiste sur l'équilibre au sein du vestiaire : «Je suis très exigeant envers moi-même, mon staff et mes joueurs. On peut rigoler et instaurer une bonne ambiance, mais au travail, nous sommes là pour être ambitieux et rêver». Relancé sur les prochaines échéances internationales, le technicien préfère procéder avec méthode et refuse de brûler les étapes. Il explique que la priorité de sa première semaine de travail réside dans un bilan rigoureux du rassemblement.
Grâce à l'enregistrement systématique des séances d'entraînement et des rencontres, le staff technique prévoit d'analyser en détail l'attitude collective et individuelle du groupe sur les trois derniers matches. «C'est seulement après cette phase d'évaluation que nous pourrons nous projeter et préparer la suite avec honnêteté», précise-t-il.
Pour conclure, le sélectionneur national a lancé un plaidoyer vibrant en direction du public sportif malien, dont il reconnaît l'exigence et la passion. Assurant que les joueurs partagent cet amour inconditionnel pour le maillot national, il a exhorté les supporters à maintenir une énergie positive tout au long des rencontres.
Soucieux d'installer un climat d'unité autour des Aigles, Anthony Da Silva lance un message fort : « Si le Mali veut écrire l'histoire, arrêtons de nous diviser et rassemblons-nous. Tous ensemble, nous serons plus forts et beaucoup plus difficiles à battre. Notre seul souhait est de redonner le sourire à ce peuple qui en a soif».
Ladji Madiheri DIABY
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